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Entrevue entre Terry Goodkind et Rochelle O'Gorman ayant eue lieue pendant l'écriture de "Faith of the Fallen".


Terry Goodkind est l'auteur de la série de fantasy "l'Épée de Vérité", qui commence en 1994 quand "la Première Leçon du Sorcier" est publiée. Il continue rapidement avec le succès de "la Pierre des Larmes", "le Sang de la Déchirure", "le Temple des Vents" et "l'Âme du Feu".

Vivant une vie tranquille dans le Nord-Est (bien qu'une déplacement à l'Ouest ait été observé), Terry Goodkind est maintenant en train de travailler sur le sixième livre de la série, "la Foi des Réprouvés", qui doit être publié au mois d'août. Il a également fait partie d'un groupe de 11 auteurs qui ont contribué à un recueil de fantasy : "Légendes : court romans par les maîtres de la fantasy moderne". Assez intéressant que cet homme qui gagne sa vie dans un genre peuplé  de sorciers, inquisitrices, soeurs de la lumière (et de l'obscurité), prophètes, dreamwalkers, et qui dit que son auteur favori est Ayn Rand.

Récemment, Terry à parlé avec Rochelle O'Gorman pour Audiobookcafe.com.

Suivez-vous un programme particulier ?

Je suis une personne de la nuit. Une des choses à laquelle je crois fermement est que vous devez suivre un programme et prendre assez de repos. Je ne peux pas écrire quand je n'ai pas assez dormi, donc j'essaie toujours de prendre huit ou neuf heures de sommeil, et je suis ensuite alerte pour écrire. Je ne peux pas me concentrer si je suis dans le brouillard du manque de sommeil.

Écrire n'est pas un processus de dactylographie ; c'est un processus de pensé. Une grande partie de l'écriture n'est pas juste de s'asseoir devant un clavier et de taper à la machine. Vous devez reprendre ce que vous avez écrit le jour précédent et le corriger ou vérifier des références. Par exemple, je fais actuellement des recherche sur les techniques et connaissances de sculpture sur marbre durant la période médiéval. J'ai une pile de livres sur mon bureau consacré à ce sujet. La nuit dernière, j'avais besoin de connaître quelque chose à propos de la couleur des chevaux, et j'ai donc sortis un de mes livres sur les chevaux. Je passe probablement un demi heure à chercher dans un livre, à observer une image et lire des passages. Puis je reviens à ce que j'écrivais. Alors, quand vous dites "vous écrivez 12 à 14 heures par jour", cela sonne comme quelque chose d'épuisant - sur une chaise attaché à un clavier. Mais en réalité, je me lève, je marche,  vais faire quelque chose et pense à ce que je suis en train de faire, vais dans un magasin, ... Ce n'est donc pas 14 heures super intensives, épuisantes de dur labeur. Ce sont 14 heures relaxantes. J'aime écrire plus que tout autre chose au monde, et ce n'est pas du travail pour moi.

Que faisiez-vous avant de devenir écrivain ?

J'ai travaillé avec mes parents dans leur entreprise de courrier. J'ai grandi dans le Nebrasaka. En 1983,  j'ai décidé que je ne voulais pas faire ça toute ma vie. J'ai donc déménagé pour le nord-est et construis ma propre maison. J'ai fait beaucoup de choses. J'étais fabriquant de meuble, de violon, mais j'avais la plupart du temps la vie déréglé d'un artiste. Je suis allé à l'école d'art et je l'ai apprécié, mais l'art n'était pas ma vocation. J'ai pensé à ce que je vivais là et à ma vie déréglée d'artiste, mais j'ai décidé alors que je construisais ma maison que ce que je voulais vraiment faire était être écrivain. J'ai donc décidé d'essayer.

Est-ce que ce premier essai à bien marché ?

J'ai écrit "la Première Leçon du Sorcier" en un peu près 15 mois. J'ai écrit une lettre au meilleur agent du pays - je veux toujours commencer au plus haut niveau - et il voulait voir le livre. Il a adoré le livre et voulait le représenter. Il l'a montré à plusieurs éditeurs. Ils le voulaient tous ; il y a eu des enchères et il a été vendu dix semaines après que j'ai eu fini de l'écrire. Il a été vendu à un prix record pour un premier roman de science-fiction. Ça n'a donc pas trop mal marché.

Quel âge aviez-vous quand vous avez commencé à écrire ?

Quarante-cinq ans. C'est la réponse courte, qui semble simpliste, mais je ne pense pas que vous commenciez à écrire à cet âge. J'ai toujours été un écrivain. Quand j'étais un petit garçon, mes premiers souvenirs sont ceux de personnages qui vivaient dans ma tête et me racontaient des histoires. J'allais me coucher le soir en les écoutant. Il y avait toujours des histoires d'aventures et de grands périls.

Parce que j'étais dyslexique - à l'époque où j'étais à l'école ils ne connaissaient pas la dyslexie - les instituteurs pensaient que je ne faisais pas assez d'efforts - j'avais des problème de vitesse de lecture parce que je comprenais mal les mots. En conséquence de quoi ils ont pensé que j'étais paresseux et j'étais toujours puni pour ne pas avoir travaillé assez dur. Le résultat fut que j'ai appris à détester la lecture et je détestais l'école, et je n'avais aucun respect pour les enseignants parce qu'ils étaient les instruments de torture, ils étaient les geôliers. Je n'étais pas un faiseur de trouble ou quoique ce soit d'autre ; j'ai juste détesté mon expérience de l'école. J'étais un adulte enfermé dans le corps d'un enfant et je voulais être un adulte pour pouvoir vivre ma propre vie. Je n'ai donc rien écrit parce que cela en aurait juste ajouté au ridicule, à cause des erreurs de grammaire et d'orthographe, car l'un des avantages de la dyslexie est que je suis le plus mauvais correcteur d'orthographe au monde.

J'aimais lire des livres d'aventures étant petit. Je faisais en sorte de les lire en cachette parce que nous n'étions pas supposé lire ce genre de livre. Vous êtes supposé lire les livres qui vous prépareront pour le collège, les grands travaux littéraires. Si vous ne lisiez pas des choses comme Shakespeare et Byron vous étiez une personne qui ne valait rien. A 10 ans je m'en souciais peu. A 50 je continue à ne pas m'en soucier. En résumé, l'école m'a appris à détester la lecture, à détester le processus de l'école, et cela a conduit mon envie d'écrire plus ou moins en arrière plan et en à fait quelque chose de très secret en moi.

Comment avez-vous vraiment commencé à écrire ?

Ce n'est pas avant que je sois senior au lycée en cours de composition anglaise et qu'un enseignant m'ait dit : "Terry, bien sûr que toutes ces choses, la grammaire, l'orthographe, la syntaxe, toutes ces choses sont importantes. Mais il y a quelque chose de bien plus noble dans ce que l'auteur raconte que ces choses mécaniques. Il y a une histoire." Bien entendu, c'est ce que j'ai toujours cru. Cet enseignant est celui qui a réellement fait la différence pour moi. Je lui ai dédicacé le troisième livre. Depuis que je suis petit, écrire est mon rêve le plus sacré. Quand vous avez un rêve qui est vraiment sacré, vous ne voulez pas l'essayer trop tôt, parce que si vous échouez vous n'avez plus ce rêve si sacré. Ça a donc toujours été quelque chose que j'ai eu peur de sortir à la lumière du jour.

Quand j'avais 45 ans, et que je construisais ma maison dans les bois - cela m'a pris neuf ans pour la construire - c'était une expérience comme aller en haut d'une montagne et méditer, seulement je méditais avec un marteau. Au lieu de taper sur des cloches je tapais sur des clous. C'était beaucoup de solitude et de temps pour penser aux choses que j'avais faites dans ma vie. [...] Je les appréciais toutes, mais j'ai réalisé que toutes étaient une recherche de ce que je voulais vraiment faire, ce qu'était ma félicité. Et j'ai réalisé que ce que j'avais vraiment envie de faire était d'écrire. J'ai donc décidé de faire un essai. Je me rappelle quand j'écrivais la première page avoir dit à ma femme, "c'est ça, j'ai trouvé ce pour quoi je suis ici. C'est ce que j'ai toujours eu l'intention de faire." Et elle a dit "bien, et si tu ne peux pas vivre de ça ?". J'ai répondu "je m'en fiche. Si je dois creuser des tranchées durant la journée, je serais capable d'écrire la nuit, mais c'est pour ça que je suis là". J'ai donc commencé à écrire alors que j'avais 45 ans, mais en un sens, j'ai commencé quand je suis né.

Je crois fermement que si vous faites ce que vous aimez, l'argent suit.

Je suis d'accord, parce que l'argent est une forme de paiement pour une valeur. Et ce que vous aimez faire a de la valeur parce que vous y mettez le meilleur de vous même. Je me trouve moi-même très chanceux que ça (écrire des romans)  marche. D'un autre côté, et c'est un peu étrange, j'ai su que ça marcherait. Je me rappelle que je l'écrivais, j'étais quelque part avec ma femme, et elle me parlait de son travail, elle s'est tournée vers moi et m'a dit : "Qu'est-ce que tu fais ?". J'ai répondu "j'écris un livre et il va devenir un best-seller." Elle éclaté de rire. Elle a dit "Qu'est-ce que tu veux dire par ça va être un best-seller ? Tu ne peux pas juste dire ça au gens." Et j'étais un peu inquiet, bien que je sache qu'il allait le devenir. Vous n'entrez pas en lisse sans pensez que vous allez gagner.

Il y a beaucoup d'enthousiasme de la part des fans de fantasy. Allez-vous à des conventions et rencontrer des fans ?

Non, je suis très isolé. Et je reste délibérément isolé des appréciations. Par exemple, je n'ai pas de modem - je ne vais pas sur internet. Premièrement, je n'ai pas le temps. Deuxièmement, c'est vraiment facile d'être distrait par des gens qui, s'ils n'avaient pas internet, ne serait pas capable d'avoir un auditoire. Internet est le CB des années 90. Tout le monde peut y aller et y dire ce qu'il veut. Je dois garder ce que j'entends de côté. Si quelqu'un dit qu'il déteste la façon dont Richard et Kahlan se tiennent, quand ensuite j'écris le livre j'ai cela en tête, que des fans détestent la façon dont Richard et Kahlan se tiennent. J'écris alors pour satisfaire une insignifiante minorité. Alors, j'essaie juste d'ignorer tout cela et j'écris pour me satisfaire. Je ne pense à personne d'autre. Quand j'écris mon livre, c'est quelque chose de très privé. Personne ne le lit avant que je ne l'ai finit. C'est mon monde. J'y vis. Je suis Dieu. Je vis les émotions de ces personnes. Et je ne suis pas en train de penser à ce que les autres voudraient que je fasse. Je sais que les fans sont fanatiques et j'ai deux explications pour l'enthousiasme des fans : je ne pense pas que l'enthousiasme des fans pour mes livres reflète l'enthousiasme des fans pour la fantasy en général. Et je n'écris pas de la fantasy.

Ok, comment appelez-vous ça ?

Et bien, c'est définit comme de la fantasy parce que les librairies doivent les placer quelque part. La fantasy, pour une grande part, est vue comme un bête cliché.  Et la fantasy en est venue à gagner ce titre, bien qu'il s'agisse souvent de bêtes clichés. Une grande partie est vraiment très mal écrite. La chose qui rend mes livre différents, et je crois que c'est la raison pour laquelle les fans les aiment tant, est que je n'écris pas au sujet de la magie. Je n'écris pas au sujet de cet élément fantastique. J'écris au sujet de personnages qui sont réels, qui ont le même type d'amour, d'ambitions, de désirs et d'envies que  nous comprenons et partageons tous.

Un bon roman consiste en quatre éléments : thème, intrigue, caractérisation et style. Dans l'ensemble si un auteur qui a des valeurs éthiques comprend ces éléments, son livre sera apprécié par de nombreux lecteurs parce que ça représente un sens de la vie intuitivement reconnu comme valide. C'est ce qui manque à la fantasy. La plupart de la fantasy est constituée de sagas. Une saga n'est pas un roman. Une grande partie de la fantasy est comme un jeu rôle. Les personnages sont des bouts de cartons et vous n'avez qu'à remplir les trous avec de l'action. Et ce n'est pas ce que je fais.

Cela expliquerait quelque chose. Je comprends que vous êtes vraiment populaire chez les enseignantes dans leur trentaine, quarantaine et cinquantaine.  Cela l'expliquerait.

J'ai lu certain de ces livres, et je suis absolument déconcerté  par la façon dont certains auteurs traitent les femmes comme des espèces provenant d'une autre planète. Je ne le comprends pas. Il n'y a rien à comprendre dans le fait qu'une femme est un être humain de la même manière que l'homme. Ils pensent qu'elle est une sorte de créature spéciale qui aurait ces propres clichés, et que c'est tout ce qu'elle a.

Je rigole parce que je suis assise sous une banderole qui dit : "le féminisme est la notion radicale que les femmes sont des personnes".

Ce ne m'est jamais venu à l'esprit, "comment une femme aurait-elle réagit dans cette situation ?" C'est toujours "comment un être humain aurait réagit ?" J'aime écrire au sujet des personnages et j'écris au sujet de personnages féminins comme de personnages masculins. Je passe toute la gamme, depuis la gentille, innocente personne, jusqu'à la créature la plus vile.

Mais qu'y a-t-il à propos de la magie dans vos livre ? L'utilisez-vous comme métaphore pour quelque chose ?

Je l'utilise de deux façons. La première est comme métaphore pour la technologie. La plupart des choses qui sont faites par la magie sont les choses qui sont présentes dans la vie de tous les jours. C'est l'une des raisons pour laquelle ces livres parlent de personnes dans leur vie de tous les jours. Je vais vous donner un exemple. Il y a un objet appelé le "livre de voyage". Ces livres sont jumelés et deux personnes en des endroits distants peuvent communiquer. Une personne écrit un message dans l'un de ses livres et il apparaît dans l'autre livre. L'e-mail quoi. La métaphore de la magie pour la technologie est un élément de surface - le véritable thème sous-jacent de la magie et le conflit basique de toute la série de livre est que la magie est une métaphore pour l'individualisme. Les mauvaises personnes veulent s'affranchir de la magie et notre héros ou héroïne veut préserver la magie dans ce monde. La raison pour laquelle ils veulent éradiquer la magie tout au long de la série rend clair que c'est l'individualisme dont ils essayent réellement de s'affranchir. Ils veulent une sorte de grise société collective dans laquelle tout le monde est identique. Ils veulent que personne ne puisse être meilleur que personne d'autre, et l'utilisation de la magie est simplement quelqu'un utilisant ses propres habilités pour faire le mieux qu'il peut - pour s'approcher de l'excellence.

Et qu'y a-t-il à propos de l'amour dans vos livres ? Pensez-vous que l'amour conquiert tout, parce que cela semble transparaître dans votre travail.

Non, je ne pense pas que l'amour puisse tout conquérir, mais je pense que l'amour est vraiment une part  importante du fait d'être un être humain. C'est une part centrale de nos vies, et donc une part centrale de la vie des personnages. Quand il y a quelqu'un que vous aimez, vous êtes, par nature, en admiration pour lui parce que les choses que vous appréciez sont également les siennes, vous pouvez donc voir ces valeurs en lui.

Pouvez-vous me parler du recueil "Légendes" ?

Oui. Ce livre est un recueil de courts romans ; chaque histoire prend place dans les mondes distincts des auteurs qui y contribuent. Mon histoire ("Dette posthume") se situe dans le monde dans lequel se trouve la série, mais 40 ans avant qu'elle ne commence. La série "l'Épée de Vérité" débute avec ces deux personnages - Richard et Kahlan - qui se rencontrent et partent à la rencontre de nombreuses épreuves et tribulations tout au long des livres. C'est l'histoire de leur vie. Jusqu'à maintenant, chaque livre commence cinq minutes après la fin du suivant. Je ne laisse aucun écart entre les livres. Mon éditeur en est vraiment frustré parce qu'il dit que c'est une tâche très difficile, et que je le rend difficile de moi-même, mais je m'en fiche. J'aime que les lecteurs sachent tout ce qui se passe. C'est quelque chose d'assez difficile à faire, comme vous pouvez l'imaginer. Vous devez raccorder les choses et la chronologie devient très complexe et difficile à conserver en ordre.

Vous dites que vous avez commencé à créer des personnages dans votre tête quand vous étiez petit. N'avez-vous aucune idée d'où vous viennent ces idées ? Avez-vous eu des influences précises ?

L'écriture est un re-création de la réalité selon le jugement de valeur de l'auteur .Donc les personnages sont inventé pour s'adapter à ma vue de la vie, et les livres sont une image de ma vue de la vie.

Voulez-vous faire une autre série ? Allez-vous essayer quelque chose de différent ?

Et bien, pour moi, écrire est un acte de réalisation, pas une lubie, donc je pense que je peux écrire tous les genres de livres que je peux composer dans mon esprit. Actuellement, je prend beaucoup de plaisir à écrire cette série et écrire à propos de ces personnages, et je n'en suis pas fatigué. Mais je pourrais apprécier d'écrire quelque chose d'autre, je ne sais. Je ne sais pas si ce serait de la fantasy ou quoi. C'est juste que, maintenant, mon esprit est focalisé sur ce que je suis en train de faire. Je ne pense pas à l'avenir parce que j'essaie de mettre tout ce que j'ai dans le livre que je suis en train d'écrire. Je ne conserve rien, ne sauve rien, en prévision du futur. Si je pense à une bonne ligne, je la place, je ne le conserve pas. Ce que j'écris est ce sur quoi je me focalise totalement, et je place cent pour cent de mes efforts dedans, et  suis confiant que dans le futur, quand viendra le moment d'écrire le prochain livre, je serais capable de le faire à nouveau.

Cela doit être difficile d'entretenir l'intrigue. Vous pouvez dire quand un auteur d'une série à manqué d'inspiration et est juste en train d'écrire pour le chèque.

C'est la raison pour laquelle j'introduis tout le temps de nouveau personnages, même si une certaine minorité s'en trouve vexée. Ils veulent que je revienne en arrière et m'intéresse aux anciens personnages. Et bien, j'en ai finit avec les anciens ; je veux un peu de sang neuf. Tous les personnages ont leur vue de leur monde. Par exemple, dans le second livre, il y a une scène dans laquelle Richard arrive au Palais de Prophètes et fait un discours. Ce n'est pas très long, mais il leur dit quelque chose à tous. Dans le livre que je suis ne train d'écrire, il y a quelqu'un qui se rappelle la scène, et vous la voyez à travers ses yeux. C'est une façon complètement différente de la voir. Ça le rend amusant à mes yeux.

Maintenant à propos des livres audio en général. Vous arrive-t-il de les écouter ?

Non, parce que je n'ai pas le temps. J'en ai un peu écouté alors que je conduisais,  mais mon esprit est généralement concentré sur l'histoire présente.

Que pensez-vous de la version audio de vos livres ?

J'ai entendu dire qu'un grand nombre de personnes les aimaient. Cela me rend heureux que tant de gens qui n'ont pas le temps de les lire aient le temps de les écouter et d'être entraîné dans les livres que j'écris. Je sais que dans les postes, par exemple, les personnes qui ont des tâches simples vraiment répétitives écoutent des livres audio toutes la journée, et mes cassettes ont fait le tour de tout les département postal. Ils les ont tous écouté. Et c'est amusant parce que ça peut être leur seul accès aux livres. Personnellement, je n'aime pas les livres audio parce que ce n'est pas la façon dont mon esprit fonctionne. J'apprécie de lire et revenir en arrière, et regarder les dernières phrases si je n'ai pas tout à fait compris ce que l'auteur veut dire. Et j'ai remarqué que, parfois, dans les livres audio, le son diminue, et que quelqu'un chuchote. Si vous ne pouvez pas bien entendre, vous augmentez le volume, et si la personne suivante crie, c'est trop fort. Alors vous jouez avec le bouton de volume et vous rater le dessein de l'auteur.

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Texte traduit par François

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