Légion

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tkl, le 1 octobre 2012 à 09h05

Je rejoins mes prédecesseurs disant que cette nouvelle se tiens parfaitement. En quelques pages un/des univers s'ouvrent à nous avec autant de possibilités que de portes du manoir de M. Leed. ( leed = lead= mener diriger...pourquoi pas  tongue).
La concision n'empèche en rien le pouvoir évocateur d'écriture de Brandon Sanderson n'omettant jamais au fil des pages de phraser un pointe d'humour, et / où surtout des questions théologiques incroyablement profondes.

Spoiler Légion, cliquer pour lire
La foi est une chose la croyance en est une autre.
Les conséquences de révélations ayant attrait aux religions peuvent-elles mettre le monde sens dessus dessous?

Et pui comment ne pas faire un parallèlle avec l'auteur et ses multiples projets tous plus dantesques les uns que les autres, menés de front et livrés à l'heure?

fuer raug'moss, le 30 septembre 2012 à 17h53

Voila, aussitôt reçut, aussitôt lu.

je dois dire que Sanderson ets un génie.
parce que pendant qu'il écrit des livres "monstres" comme La Roue du Temps ou The Stormlight Archive, il prend le temps de nous sortir des petites nouvelle.
et quelle nouvelle.

on a toute le talent de l'auteur réuni dans un peu moins de 100 pages.
on a une immersion totale dans l'histoire dès qu'on commence à lire, avec une intrigue qui nous tiens en haleine jusqu'à la fin avec une dernière page qui nous donne méchamment envie d'avoir une suite.
Le/les personnages est/sont bien mis en place et cette "forme" de schizophrénie est fonctionne à merveille.


c'est un très bon livre que je recommande à tous

Rikka, le 28 septembre 2012 à 07h34

Brandon Sanderson est ma nouvelle Némésis ! demon

Tout d'abord, avant de m'expliquer quant à ce revirement à 180° de ma fanatitude, quelques mots sur la nouvelle.

Legion, c'est trop de la bombe coeur

L'idée à l'origine est extra : celle d'un homme tellement brillant que pour compartimenter son savoir, son cerveau génère de multiples hallucinations ou "aspects", chacun d'entre eux s'incarnant sous les traits d'un personnage atypique possédant un domaine de compétence bien particulier : un as de la gâchette, une profileuse de talent, un historien de renom, plusieurs linguistes, un spécialiste en informatique et ingénierie,...

Mais comme il faut une contrepartie à toute bénédiction (ici, un cerveau aussi puissant qu'un super calculateur), il s'avère également que Stephen Leeds, notre héros, est  atteint d'une forme particulière de psychopathologie (que les psychologues ont qualifié de schizophrénie faute de pouvoir l'appréhender davantage)... Bah oui, difficile de se trainer toute une cohorte d'hallucinations avec qui ont entretient des discussions passionnées et que l'on loge à l'intérieur d'un immense manoir de 47 chambres tout en étant considéré comme totalement sain d'esprit...

C'est donc aux côtés de ce singulier personnage que l'on débute une aventure passionnante qui nous mènera jusqu'au cœur de Jérusalem à la recherche d'un curieux appareil capable de prendre des photos du passé. Une intrigue qui peut paraitre un peu légère au premier abord, mais qui voit sous la plume de Sanderson, toutes ses implications et conséquences explorées dans les moindres détails pour un cocktail plein de saveurs.

Legion, c'est aussi quelques 80 pages. Et voilà précisément la raison de ma toute nouvelle haine envers les petits messieurs à lunettes nés en 1975 et vivants dans le Nebraska. Clairement ! On a pas idée de faire miroiter à une personne ce qui peut s'apparenter à un énorme, succulent, fondant, dégoulinant gros gâteau au chocolat pour ne leur en donner ensuite que quelques miettes ! mad Et l'auteur se fait spécialiste dans ce domaine : Elantris, Warbreaker et maintenant Legion ! Mais aaaaaaaaah et la suite alors ! elle rapplique ses miches quand ?!!?

Alors vient en conclusion la fatidique question : c'est quoi le numéro du compte bancaire sur lequel on doit faire un versement indécent pour avoir la suite de notre gros gâteau choco ?

dehors

François, le 7 septembre 2012 à 10h45

Reçue hier et lue dans la soirée, cette nouvelle est une petite pépite d'un genre un peu éloigné des romans de l'auteur. Elle prend en effet place dans notre monde contemporain en y apportant quelques touches d'éléments de science-fiction (très peu).

Bien que courte (88 pages), l'histoire n'en est pas moins dense et complexe de part les sujets qu'elle aborde (fonctionnement de l’esprit humain, "voyage dans le temps" ...) et de part ses intervenants. Le thème de la schizophrénie y est abordé de façon intéressante avec tous ces personnages imaginaires, leurs capacités et leurs relations entre eux.

L'auteur nous prend très rapidement dans son histoire en nous plongeons directement dans les tourments du héros, tourments qui sont l'une des parties les plus intéressantes de ce récit. On n'en ait que plus avide de suivre la quête qui s'ensuit !

Une lecture rafraîchissante dans la bibliographie de l'auteur, qui est plus connu pour ces pavés de fantasy que pour ses nouvelles smile