Alcatraz contre les infâmes Bibliothécaires

Tome 1 de Alcatraz

Annotations > Chapitre 1

J'étais donc là, ligoté sur un hôtel d’encyclopédies périmées, prêt à être sacrifié pour les puissances maléfiques par le culte des infâmes Bibliothécaires.

Cette première ligne m'a fourni l'inspiration pour ce livre. J'ai écrit cette ligne avant tout le reste. Je l'aime toujours - surtout parce qu'elle joue avec le thème du livre sans donner réellement d'informations sur la situation particulière d'Alcatraz. Mais j'en dirais plus dans de futures annotations

J'ai grandi dans les Hushlands

Il y a quelques confusions entre les Hushlands et les Royaumes Libres dans ce livre. A l'origine, je les avais appelée "the Inner World" et le "the Outer World" (NDT : le Monde Intérieur / le Monde Extérieur). J'ai su que ça n'allait pas le faire dès que je les ai écrit - et ça n'a pas fonctionné. Ce ne sont pas deux mondes différents, mais différentes régions du même monde. De plus, les gens ont du mal à se rappeler quel monde est notre civilisation, et lequel est le royaume fantastique.

Après avoir essayé de nombreux noms, j'ai finit par trouver Hushlands (qui m'a été suggéré par un de mes amis si je me souviens bien). Il semblait faire un bon mélange avec les "Evil Librarians". Je trouve ça plus facile à suivre avec "les Royaumes Libres" et les "Hushlands".

J'étais un peu inquiet d'écrire un nouveau livre sur "un monde caché dans notre monde". Cependant, quand vous écrivez de la fantasy, vous n'avez que trois options. Il y a la "high fantasy", n'ayant aucun lien avec notre monde (ce que j'écris généralement). Vous pouvez utiliser une réalité alternative, où beaucoup de choses sont les mêmes, d'autres non (les comics de manière générale, c'est notre monde avec des éléments fantastiques que tout le monde connait et accepte). Je n'ai pas vraiment envie de faire ça, il ne me restait donc que la dernière : la fantasy urbaine (un monde fantastique caché dans notre monde, que personne ne connait).

J'espère pouvoir amener quelque chose de nouveau au genre. Je ne m'inquiète pas trop, car je suis très confiant en ce livre. Il y a de plus assez de satyre et de sarcasme dans ce livre que je me moque un peu du genre.

Le Processus de Révision

Comme pour la plupart de mes livres, le premier chapitre est celui qui a été le plus modifié. Trouver le bon dosage entre l'humour, les personnages, et l'intrigue présentée dans ce chapitre ne fut pas simple. Le premier brouillon (qu'il faudrait que je poste sur le site pour que vous puissiez comparer) était trop long. Des paragraphes ont été coupés au fil des brouillons, le raccourcissant pour essayer de se concentrer sur le nécessaire.

C'était important pour ce livre. Je m'inquiète toujours du fait qu'il soit le moins drôle du livre. On ne trouve le bon ton et les bonne voix qu'à partir du chapitre 2.

J'ai essayé de le corriger mais c'est impossible. Les lecteurs doivent s'acclimater au personnage avant que je puisse avance dans ce livre, et je dois donc me concentrer sur l'étrange pouvoir d'Alcatraz et sur sa façon de ressentir la vie avant d'aller plus loin.

L'un des chapitres supprimé contenait une ligne amusante au sujet de l'une des mères d'adoption d'Alcatraz et des cookies, une explication plus fournie au sujet du mystère des timbres postes, et une plaisanterie au sujet de Joan étant une femme libérée. Cette dernière a été édité car je ne voulais pas que des femmes me jettent des objets dessus.

Au passage, Anica est une bonne éditrice. Elle sait comment écrire pour les enfants.  Je sais comment le faire également, mais je laisse parfois mon désire d'écrire une belle phrase ou une bonne blague prendre le pas sur la clarté du livre pour une cible de cet âge. J'ai laissé certaines de mes blagues obscures (comme vous le verrez quand je m'amuse au dépend de Heisenberg), mais Anica a pointé des phrases ou des mots qui n'irait pas pour cette audience.

Blague favorite

Oh, ma blague préféré dans ce chapitre ? Alcatraz disant "Alexandre est un grand nom. Alexandre le Grand. Ha. (Alcatraz calling "Alexander" a great name. Alexander the Great.)

Spoiler, cliquer pour lire
La marge était couverte de gribouillis sauvages

Ah ! Les gribouillage sur l'emballage. Regardez, ils sont dans les premiers paragraphes.

La conscience de soi d'Alcatraz

Je ne pouvais pas parler du plus grand changement dans ce chapitre ci-dessus. Voyez-vous, dans la version originale du livre, Alcatraz avait bien plus conscience du fait qu'il repoussait ses familles d'adoption. Dans ce chapitre, il le voyait comme un jeu. A l'origine, il ne brûle pas la cuisine par accident - il le fait dans l'intention de se faire jeter dehors par ses parents. II le fait parce que ses premières familles d'accueil l'on renvoyé après qu'il se soit attaché à elles. Son but est donc maintenant de les repousser en premier, avant qu'elles ne le fassent.

Se débarrasser de cette information fut une des premières chose qu'Anica ait suggérée. Voyez-vous, le personnage a tant de chance de se développer et de faire révélation plus tard, quand il est en prison, de le savoir depuis le début aurait saper ce qui aurait pu être une grande scène.

J'ai tout suite accepté ce changement, surtout que je pensais faire la même chose. Le manuscrit édité a ensuite accidentellement pris feu, ne vous en souciez donc pas. Je pense que ça m'offre un bel équilibre.

Quoiqu'il en soit, l'alarme à incendie défectueuse est un souvenir du premier brouillon. Je l'ai laissé là, pour impliquer le fait qu'Alcatraz sait partiellement ce qu'il est en train de faire, mais s'il ne l'admet pas encore à lui-même. Il a cassé le détecteur de fumée parce qu'il savait qu'il risquait de déclencher un incendie en préparant le repas. Son grand-père y fait allusion plus tard.

Source - Texte traduit par François