Alcatraz contre les infâmes Bibliothécaires

Tome 1 de Alcatraz

Annotations > Chapitre 2

Je suis un écrivain
En écrivant ce livre à la première personne, j'y ai gagné quelque chose de très cool. J'ai réussi à écrire le livre en utilisant une méthode d'écriture qui prouve - ou essaye de prouver - ce qu'Alcatraz essaye de faire croire aux autres. Il dit dans le prologue qu'il n'est pas une bonne personne. Puis il le prouve en étant méchant pour le lecteur par sa façon d'écrire le récit.

J'aime beaucoup la façon dont ça fonctionne dans ce livre. C'est bien mieux que la blague d'avoir le narrateur à la troisième personne qui est en effet le sujet du livre. Mon amour littéraire de postmodernisme et de conscience de soi me fait merveilleusement frisonner avec cet aspect du livre. (Et j'ai fait quelque chose de similaire dans la suite, que j'ai finit d'écrire). Le livre en lui-même est une preuve de ce que le personnage revendique dans le livre.

Interruptions de l'auteur
Le style de ces interruptions - il y en a une au début de chaque chapitre - est intentionnel. Je ne recherche pas l'humour intelligent la plupart du temps. Je suis le type de personne qui aime l'humour de bas étage. C'est pour cela que je poste les comics d'Amphigory  sur mon site. De mauvais jeux de mots, des plaisanteries qui méritent des roulements de tambour, ce genre de chose.

Ce que j'essaie donc de faire avec ces incartades, c'est d'avoir un "point à la ligne" qui créé un écart discordant entre le dernier mot d'humour et la ré-introduction de l'histoire. En d'autres termes, je voulais une rude transition plutôt qu'une douce.

Je ne sais pas trop pourquoi j'aime tant mélange avec l'humour. Je pense que c'est en partie parce que ça distingue bien les commentaires et l'histoire pour le lecteur. Je pense aussi que ça accentue encore plus la plaisanterie, ce qui, comme pour les roulements tambours mentionnés plus haut, donne un indice au lecteur que oui, c'est bien une blague. Beaucoup de l'humour dans ce livre à avoir avec non sequitur, alors les mettre en avant semble la chose à faire.

Alcatraz, mon garçon !
C'est dans ce chapitre que nous est présenté Grand-Père Smedry pour la première fois. Comme je crois l'avoir mentionné plus tôt, je voulais que ce livre soit une subtil satyre de certains livres de fantasy que l'on peut trouver. Pas une satyre trop visible bien entendu - je n'aime pas trop les livres de ce genre. On les oublie vite. Je voulais plutôt quelque chose avec son propre monde, sa propre magie, ses personnages, ses propres règles (dont mes autres livres sont une partie).

J'adore la fantasy. Cependant, ce que j'aime dans l'écriture de ces livres, c'est que je les dépouiller de toute suffisance et de gravité. La fantasy épique habituelle se prend par principe très au sérieux. Ce n'est pas le cas de ces livres. Cela ne signifie pas que ces histoires ne sont pas bien raconté ni que leur structure n'est pas solide. Cela signifie juste qu'elles peuvent être parfois un petit peu plus ridicule.

Tout cela nous mène à pourquoi j'ai écrit Grand-Père Smedry de cette façon. Je voulais une mentor vieux et sage. Nous en avons croisé énormément - Belgarath, Gandalf, Dumbledore... Je voulais cependant leur rendre complément insensé. Grand-Père Hence Smedry est un Grand Occulateur et une personne très compétente, mais c'est également quelqu'un de totalement fou, qui est parfois son propre ennemi.

Au passage, ils utilisent comme malédictions (curses) les noms de tous mes auteurs favoris de fantasy et de science-fiction (sans ordre particulier). Il maudit dans ce chapitre au nom de Melanie Rawn et Robin Hobb je crois. Ce n'est que le début (Note de l'assistant : Terry Brooks et David Gemell sont également utilisés dans ce chapitre).

Les Simpsons l'ont fait
Je m'inquiétais un peu du fait que Grand-Père Smedry et les autres habitants des Royaumes Libres ne comprennent pas du tout la culture Américaine. Ils ne pigent rien. C'est un élément amusant pour l'intrigue, et ça nous donne des explications sur une partie du passé des Alcatraz (vous le verez plus tard) mais c'est également inquiétant parce que quelque chose de similaire a été fait dans Harry Potter. Le père Weasley essayent de faire les choses comme les Moldus, mais il n'y arrive presque jamais).

J'étais prêt à supprimer cet élément du livre à cause de cette similitude. Ce qui me connaissent moi ainsi que mon travail doivent deviner l'importance de ma "ne fait pas ce qui a déjà été fait" réaction. Si un autre auteur l'a fait et si je ne le parodie pas ou ne le change pas assez pour être méconnaissable, alors je ne veux pas le mettre dans mes livres. Même si je ne connais rien de l'autre auteur et de son travail.

Je ne l'ai pas supprimé dans le cas présent. J'ai apprécie Harry Potter - j'en ai lu tous les livres - j'en étais donc plus tenté de changer ça. Mais en y pensant, je me suis souvenu d'un épisode de South Park en particulier. Dans cet épisode, l'un des personnages crie constamment "les Simpsons l'ont fait" à des éléments de l'intrigue ou au sujet d'idées des autres personnages.

Le truc dans cet épisode est que tous les personnages sont frustrés car toutes leurs grandes idées ont déjà été réalisées dans l'un des épisodes des Simpsons. J'imagine très bien les scénaristes de South Park et leur frustration pour cet épisode, et je le vois comme une réponse à toutes les fois où des personnes leurs ont envoyé un email ou posté sur un forum pour les châtier d'avoir copié les Simpsons. Le problème, c'est que les Simpsons ont déjà presque tout fait. Les scénaristes ne peuvent pas se permettre de miner leur propre série en essayant d'y supprimer toutes les petites choses qui pourraient être similaire à une autre série.

Harry Potter domine le marché à l'heure actuelle. Le truc, c'est que beaucoup de choses présentes dans Harry Potter n'ont pas été inventée par Rowling. Ils sont la base du genre, ou des idées déjà explorées dans d'autres livres. Rowling les a très bien présentés. Si vous supprimer des livres tout ce qui pourrait faire allusion à Harry Potter, vous allez passer un moment très frustrant.

Oui, nous avons besoin d'innover. Oui, je préfère les livres originaux. Cependant, j'écris déjà un livre au sujet du culte d'infâmes bibliothécaires qui gouverne le monde, et d'un garçon dont le pouvoir magique est de casser des choses. Je n'ai jamais croisé ce genre de chose avant. Je ne ressens donc pas le besoin de supprimer tous les références éventuelles à d'autres univers. Si je le fais, je crains que mon roman ne devienne trop original et donc inaccessible.

C'est just mon avis sur la question. Wow, j'en ai presque écrit un essai. Je ne le voulais pas, c'était plus pour mon propre bénéfice que pour vous. Mais vous devez faire avec dans ces annotations. J'y suis encore plus libre que dans mes livres d'écrire tout ce que je veux.

Blague préférée
Au passage, ma blague favorite dans ce chapitre est "Sous cet angle, les grands-pères sont un peu des Kangourou" ("In that way, grandfathers are kind of like kangaroos.")

Source - Texte traduit par François